Il faut que ça change

Nous avons pris l’habitude de discuter avec nous même et à partager un certain nombre d’impressions ou de sentiments. C’est le langage interne. Je me parle.
Le  dialogue qui s’établit entre moi et moi même n’est connu de personne d’autre que moi.

  1. Personne ne peut en être informé  sans mon consentement.
  2. Plus je me parle à moi même et plus je renforce l’importance que  j’accorde à cet interlocuteur interne qui n’est rien d’autre que moi.

Le problème vient de la nature de mes propos. Cette voix interne peut m’encourager ou me détruire.
Qu’arriverait il si nous étions obligés d’écouter toute la journée des enregistrements regroupant des propos haineux, agressifs et défaitistes. En fin de journée, le moral serait au plus bas et nous aurions du mal à lutter contre le pessimisme.
Parallèlement comment peut on rester optimiste lorsque nous autorisons notre voix intérieure à s’exprimer à longueur de journée, dans un langage pessimiste, destructeur et angoissant.

Pour nous en sortir nous allons procéder en deux temps. Nous allons commencer par reconnaître le contenu négatif de ces propos, et progressivement le remplacer par des commentaires optimistes et encourageants. C’est possible!

1. Notre voix intérieure n’a aucune réalité en soi. C’est nous qui la rendons réelle.
2. Notre voix intérieure n’exprime pas notre pensée profonde, mais celle de ceux qui nous ont inculqué les interdits : parents et enseignants. L’écouter sans réserve, c’est s’imposer des standards d’appréciation au delà de nos moyens. « L’écouter avec modération » s’avère plus efficace.
3. Notre voix intérieure réactive notre vulnérabilité, et réduit nos forces à leur plus simple expression.
4. Négative, elle envahit notre esprit qu’elle inonde de doute et de sarcasme. Se faisant, elle n’encourage pas une image positive de soi.

« Il faut que ça change ! »

Life-Map vous aide dans cette démarche..

Pierre Achard

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Nous n’avons pas intérêt à réagir « à chaud »

Notre comportement n’est pas stéréotypé et nous ne réagissons pas de la même façon quel que soit le problème à traiter. A côté du contexte émotionnel qui détermine l’intensité de notre réaction, force est de constater que notre attitude varie également en fonction du caractère prévisible ou non de l’événement.

Lorsque nous sommes pris par surprise, celle-ci ajoute une composante anxieuse et précipitée à notre réaction. Nous sortons du cadre rationnel habituel et voilà qu’une part de déraisonnable vient grossir nos gestes et notre comportement. Inversement, lorsque l’événement est attendu, sans surprise, il trouve en face de lui des individus capables de l’affronter et qui ont pris la décision de le faire calmement et sans céder à la panique.

Prenons l’exemple d’un salarié qui perd son emploi. Le licenciement peut faire suite à un lourd passé conflictuel entre lui et sa hiérarchie laissant pressentir une rupture de contrat avec son employeur. Le licenciement peut également survenir de manière inattendue. Dans les deux cas, le salarié ne réagira pas exactement de la même façon, même si en arrière-plan, la tristesse et la déception occupent une place centrale dans son raisonnement.

Dans le cas d’un licenciement annoncé, le salarié prendra le temps de penser à des solutions de rechange. Il contactera des chasseurs de tête ou toute autre personne d’influence qu’il connaît. Il activera son réseau relationnel et professionnel dans l’espoir d’aboutir au plus vite.
Dans le cas d’un licenciement inattendu, la brutalité de l’annonce ajoutera une composante émotionnelle excessive à sa réaction. Des expressions maximalistes viendront illustrer des déclarations d’un pessimisme douloureux et la stratégie du tout ou rien occupera son raisonnement.
Que l’événement soit pressenti ou non, dans les deux cas le sentiment d’impuissance face à la décision peut plonger dans l’immobilisme, l’indifférence ou tout simplement la résignation.

Sans chercher des exemples dans le vécu des autres, essayez de vous souvenir d’une expérience que vous avez vécue. Essayez de comparer votre réaction « à chaud » par rapport à celle que vous auriez eu « à froid ». Dans les deux cas, l’événement est le même ; seule sa chronologie change. C’est elle qui lui donne un caractère plus ou moins « catastrophique » justifiant certaines réactions excessives.

La morale de l’histoire est que vous devez éviter au maximum d’être surpris. Ce changement brutal qui vous prend à la gorge vous précipite dans la réaction excessive. Vous risquez  alors d’agir dans le sens contraire de vos propres intérêts. Inversement, vos adversaires ont tout intérêt à amplifier l’effet de surprise pour neutraliser vos capacités rationnelles à réagir et obtenir votre défaite.

Dr Pierre Achard

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Y a-t-il un lien obligatoire entre un bon QI et la réussite dans la vie?

Par habitude ou par influence, chaque fois que nous parlons d’intelligence, nous pensons au quotient intellectuel. Nous  négligeons ainsi les  aptitudes qui ne sont pas évaluées dans les épreuves déterminant notre QI. Pourtant, ces dernières ne manquent pas d’influer la qualité de nos acquisitions et de nos réalisations.

Le QI ne révèle pas tout mais une partie de ce que nous cherchons à savoir quant à nos aptitudes. Dans ce cas, comment expliquer notre attachement à la notion de QI ?

La réponse est simple. Nous y sommes attachés parce qu’un bon QI assure un bon résultat scolaire. Ceci pose alors la question de l’existence ou non d’un lien obligatoire entre les bons  résultats scolaires et la réussite dans la vie. Nous en reparlerons.

En  limitant la définition de notre intelligence aux seules performances académiques, nous choisissons de ne retenir que sa définition restrictive en écartant l’ensemble des aptitudes dont nous allons parler. Il y a là, un manque à rattraper si nous ne voulons pas condamner à l’échec irrémédiable tous ceux ou celles dont le QI ne se situe pas largement au dessus de la moyenne.

Disons-le haut et fort:  l’intelligence,  ne saurait se réduire à la seule évaluation quantitative des épreuves réussies par tranche d’âge.

Ne restons pas enfermés dans la logique académique de l’intelligence puisque notre   parcours ne se réduit pas à notre scolarité. Au -delà d’une valeur minimale ou valeur plancher,  le QI ne saurait présager à lui seul, du niveau de réussite socioprofessionnelle.

Pierre Achard

Extrait de mon ouvrage: « Vous êtes plus intelligent que vous ne le pensez ». Éditions AFNOR.

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Il ne suffit pas de manger plus de sushis pour s’intégrer au Japon

Si mon fils rentre avec une note très faible en mathématiques, mon premier réflexe est de me dire ; « il ne travaille pas assez ». Ce réflexe se retrouve chez la plupart d’entre nous. Il part du principe qu’il suffit de faire plus pour obtenir de meilleurs résultats.

L’enfant sera alors invité à travailler plus. Il continuera à faire comme il avait l’habitude de faire avec tout simplement un effort supplémentaire. Dans ce cas, le changement que nous lui demandons est purement quantitatif. Nous pourrons le chiffrer.

Si au bout de deux semaines, les notes ne s’améliorent pas nous nous tournons vers la mise sous stress de l’enfant. Nous allons faire pression pour que le changement quantitatif tant attendu commence à produire ses effets. Certains parents se plaisent alors à interdire une ou plusieurs activités avec l’espoir de mettre leur enfant dans les meilleures conditions pour travailler plus

Les jeunes parents apprendront comme l’ont appris ceux qui les ont précédés, que l’on n’obtient rien d’un enfant en le mettant sous stress.

Alors que faire ? Faut-il renoncer à l’effort et baisser les bras ?

Non, car à ce stade, nous devons comprendre que si le « travailler plus » ne suffit pas, il faut lui apprendre à « travailler autrement ». Nous passons ainsi du changement quantitatif exclusif au changement qualitatif. Ce passage est difficile car « travailler autrement » suppose la remise en question de ce que l’on fait déjà et cette gymnastique n’est pas obligatoirement du goût de tout le monde.

Cette transition est très importante. Nous devons respecter le rythme de chacun dans le passage de l’une à l’autre. Mais nous devons être fermes lorsque l’enjeu est de taille et que le tout quantitatif n’a pas suffi à obtenir les résultats attendus.

Une forme de procrastination s’installe pour retarder le passage au changement qualitatif.  Avec la cohabitation de différentes cultures dans une même société, les efforts purement quantitatifs sont souvent insuffisants. Il faut un changement plus en profondeur..

Il ne me suffit pas de manger plus de sushis par semaine pour m’intégrer à la culture japonaise. Elle est bien plus immense et riche que cela. Il faut que je transforme en profondeur certaines habitudes et cela n’est pas simple. N’est-ce pas souvent le prix à payer pour se rapprocher et s’enrichir des autres ?

Pierre Achard

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Empowerment ou Renforcement pédagogique

Life-Map développe des outils destinés à appuyer le contenu des formations en s’adressant directement aux formateurs, à leurs styles de présentation, ce qu’ils savent et ne savent pas faire pour les mettre dans une dynamique positive à laquelle ils adhèrent.

Question : Pourquoi former les formateurs?
Réponse : La formation a pour objectif d’apporter à l’ensemble des formateurs, des données claires, simples et complètes sur eux-mêmes, sur leur style de présentation et leur impact pédagogique.  Elle centre l’attention  sur  l’exploitation des données apprises une fois que les participants retrouveront leur activité quotidienne.

Question : Où est le problème ?
Réponse : Les participants à des sessions de formation suivent au mieux ce qui leur est apporté avec néanmoins une capacité de concentration et un niveau d’attention dont il va falloir tenir compte si nous ne voulons pas les endormir. La sensibilisation des formateurs à certains paramètres est nécessaire. La comparaison de la méthode d’apprentissage chez l’enfant et chez l’adulte permet d’accorder une plus grande place aux techniques utiles : celles qui ont fait leurs preuves.

Très souvent,  la formation est délivrée sous forme de cours avec un grand nombre de diapositives au désespoir des participants. Ces cours reposent sur  des brochures de formation à la fois denses et inutilement complètes.

En fin de sessions nombreux participants  se découvrent détenteurs d’une masse d’informations qu’ils ont parfois du mal à mémoriser surtout si leur semaine de formation fait suite à une ou deux autres qui l’ont précédée. La tête est pleine, d’où la nécessité d’appuyer les cours théoriques par un positionnement personnalisé autour des missions à accomplir.

Life-Map propose d’appuyer toute formation qu’elle soit technique ou managériale, par une  approche originale ciblant les formateurs les invitant à plus d’ouverture sur eux-mêmes, sur leurs incertitudes, leurs niveau de motivation, leur style de management, leur approche du partage du savoir et leur implication. Ces données leurs seront utiles non seulement pour la session en cours  produit mais également les autres rendez-vous tout au long d leur carrière.

Question : S’agit-il de simples techniques de vente ?

Réponse : Non, il s’agit d’apprendre les techniques de résolution des problèmes rencontrés sur place. Que ces incertitudes soient techniques ou relationnelles, Life-Map intervient selon des modalités définies avec les responsables pour ne pas laisser trainer les difficultés et les résoudre au fur et à mesure qu’elles se présentent.

Nous appelions cette étape, une phase de renforcement des acquis lors de la formation avec une mise à la disposition de méthodes scientifiques qui ont fait leurs preuves. Elles seront apportées par des médecins comportementalistes diplômés ayant un vécu dans l’entreprise. En partageant leur approche pédagogique des problèmes ils aident les participants à passer à l’action pour  réussir et réussir vite.

Notre expérience pédagogique est un atout considérable mis à votre disposition pour optimiser au mieux le contenu des formations.

Former c’est bien. Optimiser le contenu de la formation, c’est mieux.

Pierre Achard

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Le cerveau droit parle au cerveau gauche

Les deux hémisphères droits et gauches sont souvent appelés cerveau droit et gauche sans pour autant signifier que nous disposons de deux cerveaux indépendants l’un de l’autre.

Le cerveau droit est le siège de la curiosité, de la pensée imagée, coloriée, synergique. Spécialisé dans la recherche de solutions originales, il est ouvert au changement, à la prise de risques et à la saisie d’opportunités. Ces attributions lui donnent une orientation plutôt tournée vers le futur, l’imagination, loin de toute routine et à la recherche permanente de la nouveauté, de l’extravagant, de la flexibilité, de la bonne humeur, enfin, de la créativité.  Ces caractéristiques sont d’un grand intérêt puisqu’elles sont souvent au départ de la pensée créative et du renouvellement.

Il ne suffit pas de laisser jaillir les idées neuves dans notre cerveau, encore faut-il nous assurer que ce qui prend forme en nous,  n’est pas contraire à la logique élémentaire, et qu’il est en cohérence avec le réel. D’où l’importance d’exercer un contrôle sur nos pensées naissantes afin d’éviter l’arbitraire, l’illusion et tout simplement le caractère irréel ou inadapté des idées émises. C’est à ce stade que les données apparues dans l’hémisphère droit doivent faire un séjour dans la partie gauche du cerveau qui est le siège de la pensée logique. Le passage se fait par le jeu d’un pont reliant les deux hémisphères et qui porte un nom : le corps calleux.

L’idée jaillit à droite. Elle a besoin de l’aval de l’hémisphère gauche pour prendre corps en s’assurant de ne pas trop s’écarter du réel. Puis tout recommence : l’inspiration revient à droite. Elle sera  enrichie de nouvelles approches. Pour vérifier tout cela, rebascule à gauche et ainsi de suite.

Pierre Achard
Extrait de mon ouvrage : « Vous êtes plus intelligent que vous le pensez » Editions AFNOR

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Acceptez le risque d’erreur pour passer à l’action

Il est difficile de vous lancer dans un projet et de passer à l’action lorsque vous avez peur de l’erreur. A quoi bon commencer un travail lorsque à la moindre faille vous risquez d’affronter une critique de plus en plus grande ? Dans ce cas, n’est-il pas plus simple de vous mettre à l’abri en évitant toute action ?

Ces considérations vous traversent l’esprit chaque fois que vous êtes invités à agir. Vous mesurez inconsciemment les risques encourus. Cette analyse est nécessaire. Elle suppose une certaine maturité face aux incertitudes qui accompagnent toute situation complexe. Mais méfiez-vous car toute surestimation du risque vous condamne à l’inaction. De même, la tolérance du milieu à l’erreur détermine en partie votre attitude par rapport à la prise d’initiative et la gestion du risque. Si vous entendez sans arrêt autour de vous que l’erreur   sera sévèrement punie,  seriez-vous ainsi encouragé à  agir ? Non, car la sanction rend la tâche encore plus difficile et n’incite pas à l’aventure. Sans prise de risque aucune action n’est envisageable car l’erreur fait partie intégrante de votre implication et de votre action.

Un salarié « impliqué » prend des initiatives pour se rapprocher autant que possible de ses objectifs. Si le milieu dans lequel il exerce son activité est sévère à l’égard de ceux qui « osent prendre des risques »; il n’aura aucune incitation à progresser et à avancer. Inversement, si l’ambiance ouverte et entrepreneuriale l’incite à optimiser au mieux ses talents en acceptant un niveau d’incertitude qui ne mette pas l’entreprise en danger, la réussite est plus probable et les résultats s’en ressentiront.

Vous ne devez pas être nombreux à commettre des erreurs par plaisir. Si l’erreur n’est pas volontaire, elle est un pas de plus dans la bonne direction.

Pierre Achard
Extrait de mon ouvrage Agir pour réussir. Edition Maxima

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La ruée vers les « tests d’embauche ».

Sur le plan professionnel nous assistons à une véritable ruée sur les tests d’intelligence, d’aptitudes et  de personnalité. De plus en plus de données sont mises à la disposition des entreprises pour les rassurer quant à l’adéquation des profils recherchés aux valeurs qu’elles défendent. L’entreprise veut s’assurer de l’intégrité de celui qu’elle recrute ; de sa gestion du stress, de sa maîtrise de ses émotions, de sa capacité à se conformer au groupe. La culture d’entreprise est présentée comme un obstacle majeur à certains candidats  en cours d’embauche. Alors il faut en avoir le cœur net. Des tests divers et variés seront là pour prouver et rassurer.

Curieusement l’importance qu’accordent les recruteurs aux tests sont variables et se contredisent. Pour certains les  résultats des tests sont  si proches de la réalité qu’ils ne sauraient plus s’en passer. D’autres plus nuancés affichent des commentaires mitigés.

Quelle crédibilité devons-nous accorder à des réponses stéréotypées à des tests standardisés et souvent ambigus? Quel rapprochement entre des situations virtuelles  crées de toute pièce auxquelles les candidats doivent répondre rapidement et les  conditions réelles de stress qu’ils ou elles auront à vivre en entreprise ?  En prime, les postulants savent que l’erreur leur serait fatale et qu’ils n’auront pas droit à un test de rattrapage. C’est alors qu’ils introduisent une dose plus ou moins importante d’adaptation au  recruteur, ils modulent leurs  réponses et enrobent le tout d’une présentation conforme à la nature du poste à pourvoir.

Un entretien d’embauche où le virtuel et le réel croisent  des impressions, des interprétations et  des  extrapolations arbitraires,  pour enfin aboutir à un verdict plus proche de ce que l’on voulait trouver que ce qui réellement gît au fond de la personne testée. C’est dire que même si des éléments sérieux de réponse permettent de réduire les risques lors des recrutements,  certaines erreurs  resteront inévitables quoiqu’on fasse.

Après tout, un bon homme et une bonne femme ne se réduisent pas à des « oui » et des « non » en réponse à une cascade de questions. Les tests qu’ils subiront ne sépareront pas de manière incontestable le bon du moins bon grain. Au mieux, ils consolideront une impression apparue au cours d’un entretien pour la confirmer ou l’écarter lorsque l’enjeu est important.
La ruée vers les tests d’évaluation ira en s’accroissant pour des raisons de plus en plus évidentes. La qualité des tests disponibles et de ceux qui les font passer ne cessent de s’améliorer. Ensuite, les données recueillies sont de mieux en mieux intégrées dans des interprétations statistiques de plus en plus fiables. Enfin,  « faire passer des tests », rassure les recruteurs et par moment peut réduire leur responsabilité dans certaines erreurs d’embauche. Les tests d’intelligence n’échapperont pas à cette règle générale. Leur  interprétation restera  difficile et truffée de pièges.

Pierre Achard

Extrait de mon ouvrage: « Vous êtes plus intelligent que vous le pensez ». Éditions AFNOR

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La pornographie: le plus court chemin à la frustration

La pornographie envahit nos écrans avec des niveaux variables de violence, de sadisme et d’actes pour le moins inhabituels. Producteurs et metteurs en scènes sont là pour rassurer le public. Vous ne risquez rien à vous laisser séduire par des silhouettes attrayantes, prêtes à satisfaire tous vos fantasmes. Ce que l’on ne dit pas c’est toutes les peines du monde que ces vedettes endurent avant de réussir les prouesses acrobatiques qui leur sont demandées.

Le spectateur capte les moindres détails et se laisse peu à peu prendre au jeu. Un virus mystérieux l’envahit. Commence alors une phase d’incubation plus ou moins longue. Elle va modifier son regard sur la sexualité. Elle dictera aussi de nouvelles exigences dans ses relations avec les femmes. Tout cela nous dit-on est sans importance et sans la moindre répercussion sur notre équilibre sexuel.

De qui se moque-t-on ?

L’incubation est par définition une phase silencieuse sans le moindre signe pouvant faire craindre le début de la maladie. Progressivement et à bas bruit,  l’addiction à la pornographie se met en place.

Comme toute dépendance à l’alcool ou à la drogue, l’addiction à la pornographie va faire monter les enchères. Il faut désormais de plus en plus de violence et d’agressivité pour que les spectateurs éprouvent les mêmes sensations. La cascade pathologique est alors déclenchée. Jusqu’où va-t-elle aller ? Et surtout comment l’arrêter ?

Seuls 5% d’entre nous  réalisent que les scènes torrides affectent leur comportement. La plupart se disent épargnés par ce fléau.  Adultes et moins jeunes se retrouvent pris dans l’engrenage du « toujours plus » avec l’illusion de «  plaisir excessif »  qu’entretient la montée de leur frustration

Le viol ne nous scandalise plus. Nous devenons de plus en plus fermés aux souffrances des femmes devenues responsables de ce qu’elles subissent. Les maris exigent des prouesses que leurs épouses ne savent pas ou ne veulent pas exercer. Ce refus a un prix. Progressivement, certains d’entre eux modifient le regard qu’ils portent sur leurs compagnes. Ils constatent alors qu’elles ont pris quelques rides et que leurs silhouettes ressemblent moins à celles qu’ils dévorent des yeux lors des projections pornos.  L’insatisfaction fait son apparition. Ils vont voir les prostituées qui malgré leur bonne volonté, ne font qu’entretenir leur frustration.

La pornographie n’est pas prête de s’arrêter. Elle est accessible à tout public malgré les barrages hypocrites supposés protéger nos enfants. Et l’amour dans tout cela n’a pas droit au chapitre.

Pierre Achard

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Tout le monde gagne à partager.

Une information utile est celle que l’on partage avec les autres.Elle devient objet de réflexion où chacun apporte son expérience et ses recettes. A  l’arrivée, nous ne sommes plus au même point de départ. L’information a progressé. Elle a été complétée et enrichie. Elle a  gagné en crédibilité. Tout simplement parce que nous sommes nombreux à l’avoir travaillée.
L’information devenue utile est une information exploitable. Elle véhicule entre ses lignes l’effort collectif de clarification et de vérification. Elle peut maintenant entrer dans nos systèmes d’évaluation et de fonctionnement pour aboutir à des réalisations de plus en plus concrètes. Tout le monde gagne à partager.
On voit encore ceux qui ne veulent pas lâcher le morceau. L’information reste pour eux une source d’influence et de pouvoir. Toute rétention d’information est immédiatement perçue comme telle par celui qui vous écoute. Il en fera de même. De rétention en rétention, l’information perd son caractère utile. Elle devient un puzzle  volontairement maintenu flou;  par ceux qui ne veulent pas aller au bout de leur démarche.

Un troisième groupe se dessine. Celui de ceux  qui partagent tout et n’importe quoi. Un copier-coller sur leur ordinateur suffit à leur donner l’impression de partager. Ils  inondent  un nombre incalculable de collègues d’informations sans intérêt: juste pour dire qu’ils participent à l’échange. Personne ne les prend au sérieux. Leurs interlocuteurs  finissent par ne plus accorder de l’importance à toutes les informations qu’ils diffusent. Ils les considèrent comme inutiles. Elles les saturent et leur font perdre du temps. Ils s’en passeraient bien volontiers.

Apprenons à nous préoccuper de ce que nous diffusons. A la fois du contenu mais aussi de la clarté des messages échangés.Le but est que l’interlocuteur comprenne, partage  et exploite  l’information
La clarté s’apprend. La précision aussi. Il ne reste plus qu’às’y mettre et les bonnes habitudes suivront.

Pierre Achard

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